Histoire

HISTOIRE DE LA COMMUNE DE FLIZE

C'est dans un diplôme de Henry II d'Allemagne en 1023, confirmant les biens de l'abbaye de Mouzon, qu'apparaît pour la première fois la commune de Flize, sous le nom de Falisia. Ce nom est encore mentionné en 1321 dans le traité intervenu entre le prieur de Donchery et le Comte de Rethel. Par la suite, le village eut beaucoup à souffrir pendant la guerre de Cent ans. Il fut ravagé par les troupes du duc de Nassau et de Sickingen, avant qu'elles n'assiégeassent Mézières en 1521. Il fut, après la bataille de la Marfée en 1641, pillé par les calvinistes allemands que commandait Lambois. Il fut ravagé aux époques de la Ligue, lorsque le sire d'Yvernaumont en fut délogé, 1599, par le maréchal de Saint-Paul, qui l'attaquait, ensuite dans Nouvion où il s'était réfugié.

Flize n'appartint à la France qu'après le traité de Bruxelles, 17 novembre 1769, conclu par Louis XV et Marie-Thérèse. A la suite de ce traité, furent englobés dans le territoire français maints autres villages sur la rive droite de la Meuse, en pays d'Empire depuis le traité de Meerssen en 870 et qui ne payaient point d'impôts en vertu de cet axiome : de Imperio valor abest. Le village fut occupé par les troupes russes en 1814. Nous lisons dans un registre conservé à la Mairie : "Du 25 avril 1814, arrivée de M. Frédéric de Grollmann, capitaine de la 27e division russe, régiment de Tarnopolsky, en qualité de commandant de la place de la ville de Flize, et en vertu d'ordre signé Barclay de Tolly, accompagné du prince de Maguron, sous-lieutenant du dit régiment, et trois domestiques. Du 16 juin 1814, un poste prussien, d'une dizaine d'hommes, occupa Flize".

En 1870, la veille même du jour où se livrait la bataille de Sedan, Flize était incendié et pillé par quelques arrière-gardes allemandes. Les pertes éprouvées dépassèrent 94.000 francs. Ce ne fut pas tout car, tant en réquisitions qu'en quote-part pour contribution de guerre, la commune eut à donner 125.398 francs. Et pourtant, les fliziens implorèrent la clémence (?) du vainqueur. Ils avaient adressé au préfet allemand à Rethel, un message où très humblement ils exposaient leur lamentable situation.

RIMONT Rimont était un ancien village assez important mentionné le 15 septembre 1176, dans la donation que fait Guillaume de Champagne, archevêque de Reims, au chapitre de Saint-Rémy de Mézières. On l'appelait aussi Hardimont et il se serait trouvé à la limite des territoires de Dom le Mesnil et de Flize, au lieu dit la "Côte". Rimont, sa "maison forte" et son église disparurent sans doute entre les années 1521 et 1592 ; les Impériaux ayant commencé la ruine de ce village qu'achevèrent les troupes de Saint-Paul. Sur son emplacement, on trouva des ornements d'église, des vases dits sacrés, et l'on vit longtemps des pierres calcinées. Département frontalier enclavé dans la Belgique, les Ardennes ont toujours eu le triste privilège de subir les assauts guerriers durant les différents conflits des deux derniers siècles. A la veille de l'Armistice, les 10 et 11 novembre 1918, Flize a été le théâtre des dernières batailles qui ont occasionné des pertes humaines inutiles.